Trek autonomie · Repas lyophilisés · Mafate

Manger en trek et randonnée, le guide alimentation, lyophilisés et hydratation

Planifier ses repas jour par jour, choisir entre lyophilisés et rations maison, gérer l'eau et les déchets, sélectionner un matériel de cuisson léger. Les 5 piliers d'une alimentation équilibrée en trek, déclinés sur les spécificités réunionnaises ( Mafate, Bélouve, refuges, ravitaillement à Saint-Pierre ).

3 500 kcal par jour600-800 g de sec / jour2,5-4 L d'eau / jour
Fiche express

L'alimentation en trek en 8 chiffres

Apport énergétique cible
3 000 à 4 500 kcal / jour
Poids vivres / jour
Environ 600 à 800 g sec
Hydratation cible
2,5 à 4 L d'eau / jour
Repas lyophilisé moyen
120 à 180 g, 500-700 kcal
Temps de réhydratation
5 à 10 minutes à l'eau chaude
Eau pour 1 repas
Environ 350 à 500 ml
Cartouche gaz 230 g
10-15 repas chauds, 2-3 jours
Refuges Mafate
Demi-pension dès 35-45 € / nuit

Trek et randonnée engagés à La Réunion impliquent une logistique vivres plus exigeante que la marche de plaine : dénivelés cumulés ( souvent 1 000 à 1 500 m par jour ), chaleur tropicale, faible accès à l'eau potable hors îlets habités, longues étapes en autonomie complète sur Mafate. Cette page passe en revue les 5 piliers d'une alimentation équilibrée ( planification, lyophilisés, hydratation, déchets, matériel ), puis les 6 spécificités réunionnaises ( bivouac Mafate, demi-pension gîtes, refuges, eau, ravitaillement local, formules guidées ).

Pourquoi le sujet est central

Bien manger en trek conditionne la moitié de la réussite d'un séjour

Les abandons en cours de trek se répartissent grossièrement entre trois causes : une logistique vivres mal calibrée ( poids trop élevé, calories insuffisantes, lassitude alimentaire ), une hydratation négligée et des ampoules. Les deux premiers tiers du problème relèvent directement de cette page. Un randonneur expérimenté qui consacre une heure à planifier ses repas avant un trek de 3 jours divise par deux le risque d'abandon par épuisement, économise 1 à 2 kilos dans le sac et profite mieux du séjour.

Le sujet est aussi écologique : la randonnée draine plus de 500 000 marcheurs cumulés par an sur les sentiers réunionnais. Mal géré, le foncier alimentaire ( déchets, lessivage, dégradation des sources ) dégrade vite l'écosystème que tous viennent chercher. Le Leave No Trace n'est pas une consigne facultative, c'est la condition même de préservation du Parc national, classé UNESCO depuis 2010.

5 piliers

Les 5 piliers de l'alimentation en trek et randonnée

Planification, lyophilisés, hydratation, déchets, matériel : la séquence à suivre avant chaque trek, en autonomie ou en demi-pension gîte. Chaque pilier est illustré d'un repère chiffré pour calibrer le sac.

Pilier 1

Planifier les repas jour par jour avant de partir

Avant le départ, lister chaque petit-déjeuner, déjeuner, dîner et collation du séjour pour calibrer le poids et garantir un apport calorique suffisant.

L'erreur la plus fréquente en trek autonomie reste l'improvisation au supermarché la veille du départ : sac trop lourd, déséquilibre nutritionnel, casse-tête une fois en altitude. La méthode qui fonctionne consiste à dérouler un tableau jour par jour, ligne par repas, en indiquant pour chaque entrée le poids sec, l'apport calorique approximatif et la modalité de préparation. L'objectif énergétique tourne autour de 3 000 à 4 500 kcal par jour sur les terrains réunionnais, plus accentués qu'une randonnée de plaine. Les apports doivent être répartis entre glucides complexes ( pâtes, riz, semoule, flocons d'avoine ), protéines compactes ( légumineuses sèches, poudre de protéines végétales, fromages à pâte dure, viandes séchées ), lipides bons gras ( oléagineux, huile en mini-flacon, beurre de cacahuète en dosette ) et sucres rapides pour l'effort ( fruits secs, pâtes de fruits, barres maison ).

À retenir : Tableau Excel jour par jour, viser 600-800 g de sec et 3 500 kcal/jour en moyenne sur sentiers réunionnais
Pilier 2

Privilégier les aliments lyophilisés et déshydratés pour le poids

Les repas lyophilisés divisent par 3 à 4 le poids transporté pour un apport calorique équivalent, au prix d'un coût plus élevé et d'une dépendance à l'eau chaude.

Un sachet lyophilisé de 120 à 180 grammes secs donne, une fois réhydraté à l'eau chaude, l'équivalent d'un plat complet de 500 à 700 kilocalories. À comparer aux 350 à 450 grammes d'une boîte de conserve pour un apport calorique souvent inférieur. Sur une étape Mafate de 2-3 jours, le différentiel de poids dans le sac peut atteindre 1,5 kilo, ce qui change vraiment la mécanique du dos en milieu de seconde journée. Les marques de référence en métropole ( Lyophilise.fr, Trek'n Eat, Voyager, MX3, Adventure Food ) proposent des gammes complètes du petit-déjeuner au dessert, en version omnivore, végétarienne et sans gluten. Côté budget, compter 8 à 14 € le sachet, soit deux à trois fois plus cher qu'un équivalent maison déshydraté soi-même au déshydrateur. Les randonneurs réguliers qui partent souvent finissent par déshydrater leurs propres plats : sauce tomate maison, ragoût de lentilles, fruits, pour un coût divisé par trois.

À retenir : 1 sachet 120-180 g, 500-700 kcal, 5-10 min de réhydratation. Diviser le poids par 3 face à la conserve
Pilier 3

Anticiper l'hydratation, première cause d'abandon

L'eau pèse 1 kilo le litre, on ne peut donc pas tout transporter. Cartographier les points d'eau, prévoir filtration ou pastilles est non négociable.

L'apport hydrique cible en trek tropical tropical monte facilement à 2,5 à 4 litres par jour : effort soutenu, chaleur jusqu'à 25-28 °C en milieu de journée même en altitude, sudation marquée à la remontée des remparts. Transporter 4 litres reste impossible dès la première étape, le poids étouffe la cadence. La méthode pratiquée par les guides locaux : partir avec 1,5 à 2 litres maximum dans le sac et rechager à chaque point d'eau identifié sur la carte ( source, captage d'îlet, robinet de refuge ). À La Réunion, la qualité bactériologique des sources de hauts reste très bonne dans l'ensemble, mais une filtration ou un traitement chimique réduit le risque résiduel ( parasites, leptospirose dans les eaux stagnantes ). Trois équipements éprouvés : filtre à pompe Sawyer Squeeze ( 100-130 €, durée de vie 1,5 million de litres ), pastilles d'hydrochlorazone Micropur ou Aquatabs ( 1 cachet par litre, attente 30 min, environ 10 € la boîte ), bouteille filtrante Lifestraw ( 50-70 € ). Boire régulièrement même sans sensation de soif est la règle absolue, la déshydratation se manifeste tardivement et précipite l'épuisement.

À retenir : 1,5-2 L dans le sac, recharge aux sources, filtration Sawyer ou pastilles Micropur obligatoires
Pilier 4

Emporter tous ses déchets sans exception

Le principe Leave No Trace s'applique sans nuance dans les espaces protégés réunionnais. Aucun déchet, aucun reste organique laissé sur place.

Sur les sentiers de Mafate, Bélouve, Bras Rouge ou aux abords des sommets, le Parc national de La Réunion applique un cadre strict. Aucun déchet ne doit rester au sol, y compris les pelures de fruits, mégots, papiers d'emballage et restes organiques. La règle vaut aussi pour l'eau de rinçage de la popote, à filtrer puis disperser au moins 50 mètres d'une source. En pratique, prévoir un sac poubelle plastique épais de 30-40 L au fond du sac, refermable par nœud, qui collectera tout au long du trek. Les sachets aluminium des repas lyophilisés une fois consommés se replient et se rangent dans ce même sac, idem pour les emballages individuels. Une astuce pragmatique : préemballer les rations en sachets congélation refermables pour limiter le sur-emballage commercial dès la maison. Bonus environnemental, les sacs en silicone réutilisables remplacent les sachets jetables pour les fruits secs et les biscuits. La règle du Leave No Trace n'est pas une posture, c'est ce qui maintient l'état exceptionnel des sentiers réunionnais face à plus de 500 000 marcheurs annuels cumulés.

À retenir : Sac poubelle 30-40 L au fond du sac, rinçage popote loin des sources, préemballage maison pour limiter le volume
Pilier 5

Choisir le bon matériel de cuisson, léger et adapté

Réchaud, popote, couverts, contenants : la combinaison gagnante pèse moins de 500 grammes et tient sur la moitié supérieure du sac.

Pour 1 à 2 personnes en autonomie courte, le combiné qui revient le plus souvent dans les retours de randonneurs réunionnais est un réchaud à cartouche gaz vissable type MSR Pocket Rocket ou Soto Windmaster ( 80-100 g, 50-70 € ), une popote titane ou aluminium anodisé de 600 à 900 ml ( 100-180 g, 30-60 € ), une cartouche gaz 230 grammes ( 380 g pleine, 6-8 € à La Réunion en magasin de sport ) suffisante pour 10-15 repas chauds soit 2-3 jours, un quart isotherme inox 250 ml ( 80-120 g, 15-25 € ) et un spork titane ou nylon ( 10-30 g, 5-15 € ). Un couteau multi-usages compact type Opinel n°7 ou Victorinox Climber complète le set. Le total tourne autour de 450-500 grammes hors gaz, ce qui reste largement absorbable dans un sac de 40-50 litres. Les randonneurs expérimentés gagnent encore quelques dizaines de grammes en remplaçant la popote rigide par un cup d'altitude soft, ou en partageant le matériel sur deux sacs en duo. Petit détail terrain : à La Réunion, les cartouches gaz vissables se trouvent à GO Sport et Decathlon Saint-Pierre, parfois en rupture en haute saison vacances scolaires, mieux vaut acheter à l'arrivée et non en métropole car le transport en cabine reste interdit.

À retenir : Pack 450-500 g : réchaud Pocket Rocket + popote 600 ml titane + quart inox + spork. Gaz à acheter sur place
Hydratation

L'eau, première cause d'abandon en trek tropical

La déshydratation se manifeste tardivement, souvent quand il est déjà trop tard pour récupérer dans la journée. Maux de tête, baisse de la vigilance, crampes, fatigue massive : autant de signes qui apparaissent une à deux heures après le seuil critique. La règle des guides locaux : boire un quart de litre toutes les 30 à 40 minutes, même sans sensation de soif, accompagné d'une pincée de sel et d'un quartier de citron sur les efforts longs.

À La Réunion, la pluviométrie remarquable des Hauts ( plus de 4 mètres par an sur les massifs centraux ) alimente un réseau dense de sources et de petits cours d'eau, dont la majorité reste consommable après filtration ou traitement chimique. Les captages publics des îlets habités de Mafate, équipés de robinetterie, délivrent une eau réputée potable. Charger le sac de plus de 2 litres au départ est rarement nécessaire en pratique, à condition de cartographier les points d'eau de l'étape sur la carte IGN avant de partir.

Trois solutions de traitement éprouvées par les randonneurs réunionnais : filtre à pompe ou gravitaire Sawyer Squeeze ( 100-130 €, débit 1 L / minute, durée de vie quasi illimitée ), pastilles chimiques DCCNa type Micropur ou Aquatabs ( 1 cachet par litre, 30 minutes d'attente, environ 10 € la boîte de 50 ), bouteille filtrante Lifestraw Go ou Grayl ( 50-70 €, traitement instantané pendant la prise d'eau ). Pour les efforts longs, ajouter une pastille d'électrolytes ou une cuillère d'isotonique en poudre par gourde.

Gourde de randonnée bleue remplie à une source d'eau coulant sur un tronc d'arbre dans la mousse verte, hydratation en pleine nature
Spécificités La Réunion

6 spécificités du trek réunionnais qui changent la logistique vivres

Bivouac Mafate, demi-pension en gîte, refuges du Piton des Neiges et de Bélouve, ravitaillement en plaine, eau d'altitude, formules guidées clé en main. Le détail de ce qui change face à un trek de métropole, et comment l'intégrer dans la préparation.

Bivouac à Mafate, la formule autonomie complète

Le cirque sans route impose l'autonomie totale en vivres pendant 2 à 5 jours. Aucun ravitaillement intermédiaire fiable hors des îlets habités ( La Nouvelle, Marla, Roche Plate, Aurère, Grand Place ) qui hébergent quelques gîtes à demi-pension. Le bivouac sauvage reste réglementé dans le Parc national, autorisé seulement de 18 h à 9 h sur certaines zones balisées. Prévoir donc l'intégralité des repas pour la durée du circuit, plus une journée de marge. C'est sur Mafate que le poids des vivres devient le critère numéro un d'organisation, et où les lyophilisés font le plus de différence dans le sac.

Demi-pension en gîte Mafate, l'option qui simplifie

Les 5 îlets habités proposent des gîtes en chambre dortoir ou case privée, en demi-pension à 35-45 € par personne. Le format inclut dîner créole et petit-déjeuner, le déjeuner restant à la charge du randonneur. Sur une traversée de 3 jours, dormir en gîte allège de 1 à 1,5 kilo de vivres dans le sac et offre des dîners locaux ( rougail saucisses, cari poulet, grains de lentilles ) que les lyophilisés ne remplaceront jamais. À combiner avec un déjeuner type pique-nique sec ( sandwich, fruits secs, fromage à pâte dure ) que l'on emporte du gîte du matin pour la journée.

Refuges de la Caverne Dufour et de Bélouve

Sur l'ascension du Piton des Neiges, le refuge de la Caverne Dufour offre dîner et petit-déjeuner en demi-pension à environ 40-50 € selon période, réservation obligatoire en ligne via les opérateurs ONF partenaires. Idem pour le refuge de Bélouve, point d'appui pour la randonnée du Trou de Fer le lendemain matin. Ces refuges sont gardés en saison touristique, ce qui dispense complètement de transporter du gaz et un dîner chaud pour la première nuit. Une option qui change la donne sur les ascensions courtes en 2 jours avec retour le lendemain.

Eau en altitude, sources fiables et points noirs

Les sources des Hauts de La Réunion restent dans l'ensemble d'une qualité remarquable, alimentées par une pluviométrie supérieure à 4 mètres par an sur les massifs centraux. Les captages d'îlets de Mafate ( robinetterie publique aux îlets habités ) délivrent une eau réputée potable. En zone sauvage, les sources de Bébour-Bélouve, du Grand Bénare et des plateaux du sud-ouest restent fiables après filtration. Les points noirs à éviter : les ravines aval de zones d'élevage ( quelques fermes des Hauts de l'ouest ), les flaques stagnantes et les eaux mortes dans les sentiers de basse altitude où le risque de leptospirose persiste. Ne jamais boire d'eau qui semble douteuse ou stagnante sans traitement complet.

Ravitaillement avant départ, où acheter à La Réunion

Les chaînes Decathlon Saint-Pierre, GO Sport Saint-Denis et Run Adventure Saint-Gilles tiennent les rayons trek les plus fournis de l'île : lyophilisés Trek'n Eat, MX3, barres énergétiques, cartouches gaz, filtres Sawyer, pastilles Micropur. Sur Mafate, les épiceries de quartier de Saint-Paul, Le Port et Saint-Denis offrent les bases ( riz, lentilles, pâtes, fruits secs, semoule, ananas victoria, miel pays ) pour qui veut composer des rations maison à moindre coût. Les marchés forains du week-end ( Saint-Paul vendredi-samedi, Saint-Pierre samedi matin ) donnent accès aux fruits secs locaux et au letchis lorsque c'est la saison. Mieux vaut faire les courses 24-48 h avant le départ pour éviter les ruptures sur cartouches gaz.

Format guidé qui prend tout en charge

Pour qui ne veut pas s'embêter à composer ses rations, les formules guidées à la journée ( Bélouve, Cilaos, Volcan, Mafate ) incluent presque toujours le repas tiré du sac préparé par le guide, l'eau filtrée du jour et le matériel de cuisson collectif si bivouac. Les tarifs démarrent à 50-67 € par personne pour une journée, repas inclus. Sur les formats 2-3 jours avec nuit en gîte, la demi-pension est intégrée au prix et le guide gère les courses. Une solution qui n'a rien d'un compromis pour qui découvre la rando réunionnaise ou veut tester la pratique avant d'investir dans son propre matériel.

Sans s'occuper de la logistique

Les randonnées guidées qui prennent en charge la nourriture et l'eau

Quatre randonnées guidées dès 50-55 € par personne, repas inclus, sur les classiques de La Réunion. Pour qui veut découvrir le sentier sans gérer rations, gaz, filtration et vaisselle, le format guidé reste imbattable. Les guides locaux apportent en plus la lecture de la flore endémique, l'orientation et la météo.

Les formules guidées incluent presque toujours le repas tiré du sac, l'eau filtrée du jour et le matériel collectif de cuisson en bivouac. Une solution pertinente pour tester la pratique avant d'investir dans son propre matériel, ou pour qui veut consacrer son temps de séjour à la marche plutôt qu'à la logistique.

Couchage et bivouac

Un trek se gagne aussi sur le poids du couchage

À côté du sujet vivres, la mécanique d'allègement la plus efficace porte sur le couchage. Pour les bivouacs Mafate et altitude, une tente légère 1-2 places ( 1 à 2 kilos ), un sac de couchage 0/+5 °C synthétique et un matelas autogonflant couvrent les besoins de nuit pour 2-3 kilos cumulés.

Pour qui veut bivouaquer en toute légalité sur les terrains autorisés du Parc national, le bivouac sauvage reste strictement réglementé : de 18 h à 9 h sur les zones balisées uniquement, avec respect du Leave No Trace alimentaire et sanitaire détaillé sur cette page. Hors de ces créneaux, dormir en gîte de Mafate ou en refuge gardé reste l'option à privilégier.

Randonneur progressant dans le cirque de Mafate avec sac à dos chargé, sentier de crête sur les remparts, La Réunion
Aller plus loin

6 ressources pour préparer le trek de A à Z

Équipement, applications, itinéraires, sommets, traversées : la sélection d'articles complémentaires à cette page pour boucler la préparation d'un trek réunionnais en autonomie ou en formule guidée.

FAQ

Manger en trek et randonnée à La Réunion, vos questions

12 questions des randonneurs qui préparent leur premier trek autonome ou leur première traversée à Mafate.

Combien de calories prévoir par jour en trek à La Réunion ?+

Compter 3 000 à 4 500 kilocalories par jour pour un marcheur adulte sur les sentiers réunionnais, qui cumulent du dénivelé positif important ( 800 à 1 500 m par étape sur Mafate ou la traversée des trois cirques ). L'apport doit être réparti entre glucides complexes ( 50 à 55 % ), lipides bons gras ( 30 à 35 % ) et protéines ( 15 à 20 % ). Pour les efforts longs ( plus de 6 h de marche ), compléter avec des sucres rapides toutes les 1 h 30 environ ( fruits secs, pâtes de fruits, barres énergétiques ).

Combien pèse une journée de vivres en trek ?+

Pour un randonneur autonome, viser 600 à 800 grammes de vivres secs par jour. Cela couvre petit-déjeuner ( flocons d'avoine, lait en poudre, café ), déjeuner sec ( saucisson, fromage à pâte dure, pain wasa, fruits secs ), dîner lyophilisé et collations. Sur un trek de 3 jours, le sac contient environ 2 kilos de vivres au départ, redescendant à 600 g le dernier matin. Le poids des vivres reste l'un des leviers principaux pour alléger le sac, après les vêtements et le couchage.

Quels aliments lyophilisés acheter à La Réunion ?+

Decathlon Saint-Pierre tient le rayon le plus fourni : Forclaz ( marque maison ), MX3, parfois Trek'n Eat. GO Sport Saint-Denis et Run Adventure Saint-Gilles complètent l'offre avec quelques références supplémentaires. Pour des marques premium ( Voyager, Adventure Food, Lyophilise.fr ), commander en métropole 2-3 semaines avant le départ et faire suivre par colis postal. Compter 8 à 14 € le sachet pour 500-700 kilocalories. Les rayons rupturent en haute saison vacances scolaires, prévoir un achat 48 h avant départ.

L'eau des sources est-elle potable à La Réunion ?+

Les sources de Hauts ( Bébour, Bélouve, Grand Bénare, plateaux d'altitude ) restent d'une qualité remarquable dans l'ensemble. Les captages publics des îlets habités de Mafate ( robinetterie aux îlets ) délivrent une eau réputée potable. En zone sauvage, filtrer ou traiter chimiquement reste la prudence minimale ( Sawyer Squeeze, pastilles Micropur DCCNa ). Éviter formellement les eaux stagnantes, les flaques et les ravines aval de zones d'élevage. La leptospirose existe à La Réunion, le risque reste faible mais réel sur les eaux de basse altitude.

Faut-il un guide pour un trek à Mafate ?+

Pas obligatoire pour qui maîtrise la lecture de carte IGN, l'orientation et la gestion du matériel. Les sentiers du cirque sont bien balisés ( GR R2, sentiers labellisés FFR ), les îlets habités balisés et accueillants. Le guide reste néanmoins recommandé pour la première traversée, par sécurité ( météo, points d'eau, gestion d'incident ) et pour l'apport humain et naturaliste ( rencontre habitants, lecture flore endémique ). Les formules guidées Mafate démarrent à 55 € par personne pour la journée, repas inclus.

Quel réchaud choisir pour un trek à La Réunion ?+

Un réchaud à cartouche gaz vissable type MSR Pocket Rocket 2 ou Soto Windmaster reste le standard : 80-100 grammes, allumage piezo, faible consommation, fiabilité éprouvée. Compter 50-70 € pour le réchaud, 6-8 € la cartouche 230 g en grande surface sport locale. Une cartouche couvre 10-15 repas chauds soit 2-3 jours pour 2 personnes. Les cartouches gaz ne se transportent pas en avion en cabine ni en soute, achat impératif à l'arrivée à La Réunion.

Peut-on faire du feu pour cuisiner ?+

Non, formellement interdit dans tous les espaces du Parc national de La Réunion, ce qui couvre 40 % du territoire dont Mafate, Salazie, Cilaos, le Piton de la Fournaise et les forêts primaires de Bébour-Bélouve. Le risque incendie en saison sèche est très élevé, les rares feux accidentels ont déjà causé des destructions importantes ( incendie du Maïdo de 2010, 800 hectares brûlés ). Cuisson uniquement au réchaud à gaz, popote calée sur sol stable, jamais sous une végétation dense.

Comment se laver et faire la vaisselle sans polluer ?+

Pour la toilette personnelle, utiliser un savon biodégradable type Dr Bronner ou Marius Fabre, se laver au moins 50 mètres d'un cours d'eau ou d'une source, rincer avec de l'eau récupérée dans un récipient. La vaisselle suit le même protocole : rincer la popote à l'eau seule, finir à l'éponge sèche, l'eau de rinçage à disperser au moins 50 m d'une source, jamais déversée directement dans un cours d'eau. Les restes solides ( miettes, grains ) à mettre en sac poubelle, pas au sol.

Quelle différence entre lyophilisé et déshydraté ?+

La lyophilisation ( procédé de sublimation à froid sous vide ) retire l'eau d'un aliment tout en préservant les nutriments et l'arôme à hauteur de 90-95 %. La déshydratation classique ( séchage à chaud ) retire l'eau plus simplement mais altère plus la texture et certains nutriments thermosensibles. Le lyophilisé se réhydrate en 5-10 minutes à l'eau chaude et garde une texture proche du frais. Le déshydraté demande un trempage plus long et donne une texture plus altérée. Le lyophilisé reste deux à trois fois plus cher.

Quelle alimentation pour un trek végétarien à La Réunion ?+

Les options ne manquent pas, à condition de planifier. Lyophilisés végétariens ( Trek'n Eat curry de lentilles, MX3 risotto champignons, Forclaz semoule légumes ), légumineuses sèches préemballées en sachet ( lentilles, pois chiches, haricots rouges ) à cuisiner avec un peu de bouillon cube, fromages à pâte dure ( comté, parmesan ), oléagineux ( amandes, noix de cajou, noix ) qui apportent les protéines et bons gras. Pour le végan, ajouter poudre de protéines végétales ( pois, riz ) et levure maltée pour la vitamine B12. Tous les gîtes Mafate proposent une option végétarienne sur demande à la réservation.

Comment gérer les déchets organiques en trek ?+

Comme tous les autres déchets : on les emporte. Pelures de fruits, restes de repas, marc de café, sachet de thé : tout part dans le sac poubelle, pas au sol. La règle est stricte parce que les déchets organiques attirent les rats et les chats marrons, espèces invasives qui prédatent sur la faune endémique réunionnaise déjà fragilisée. La banane mise au compost en métropole nuit franchement à un écosystème insulaire fermé. Sac poubelle 30-40 L au fond du sac, ramené au gîte ou en plaine pour tri.

Le sel et les électrolytes sont-ils nécessaires ?+

Oui sur les efforts longs en chaleur tropicale. La transpiration peut atteindre 1 à 2 litres par heure sur les remontées de remparts en plein soleil, avec pertes minérales significatives ( sodium, potassium, magnésium ). Les boissons isotoniques en poudre ( Isostar, Overstim's, marques Forclaz Decathlon ) à diluer dans la gourde résolvent le problème pour 1-2 € par jour. Solution maison économique : ajouter une pincée de sel et un quartier de citron pressé dans 1 L d'eau, plus un peu de miel ou sucre pour les efforts longs. Les crampes en fin de journée signent souvent un manque d'électrolytes.

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Page mise à jour le 18 juin 2026.