Peut-on surfer à La Réunion en 2026 ?+
Oui, dans les zones surveillées ( ZonEx ) par la Brigade de sécurité des activités nautiques ( BSAN ) de l'association Ressac, qui a remplacé les Vigies Requins Renforcées en 2025. En 2025, cela concernait Saint-Leu et l'Étang-Salé. Les créneaux changent en fonction de la météo, de la marée et des risques, et sont signalés sur la plage. Hors zones surveillées, la pratique reste interdite par arrêté préfectoral renouvelé chaque année depuis 2013, et la préfecture a annoncé début 2026 des contrôles renforcés avec verbalisation. Les écoles de surf opèrent dans les zones autorisées.
Quels sont les spots de surf actuellement ouverts à La Réunion ?+
D'après le bilan 2025 publié par le SYPRAL ( mars 2026 ), deux spots étaient surveillés tous les jours par la brigade BSAN : Saint-Leu ( la Gauche ou la Passe, 9 h à 15 h 30, 60 surfeurs maximum ) et l'Étang-Salé ( « le simulateur », 9 h à 12 h 30, 120 surfeurs maximum ). La ZonEx de Trois-Bassins est fermée depuis le 31 mars 2025. Les conditions d'ouverture varient au jour le jour selon météo, houle et visibilité : vérifier auprès des écoles et clubs locaux avant chaque session.
Quelle est la réglementation actuelle sur la baignade ?+
L'arrêté préfectoral, renouvelé chaque année, interdit dans la bande des 300 mètres la baignade et les activités qui utilisent la force des vagues ( surf, bodyboard, bodysurf, longboard, paddle ), sauf dans le lagon et sur les platiers ( Saint-Gilles, l'Hermitage, La Saline-les-Bains, Saint-Leu, Saint-Pierre ), dans les espaces aménagés avec filet ou bassin ( Boucan Canot, Roches Noires, bassin de Manapany ) et dans les zones d'expérimentation ( ZonEx ) surveillées, fixées par arrêté municipal. Depuis 2025, la nage avec palmes, masque et tuba est de nouveau autorisée dans les 300 mètres ( Réunion la 1ère, mars 2025 ). La plongée et la chasse sous-marine restent possibles aux risques et périls des pratiquants.
Combien d'attaques de requin recensées depuis 2011 ?+
Wikipédia recense 24 attaques entre 2011 et 2019, dont 11 mortelles. La dernière attaque recensée date du 9 mai 2019. La fréquence a fortement baissé après la mise en place des dispositifs de surveillance et des arrêtés d'interdiction de baignade hors zones protégées. Le risque n'a pas disparu pour autant : en août 2026, un requin bouledogue a chargé un chasseur sous-marin aux Roches Noires, et la préfecture recensait 16 observations de requins entre novembre 2025 et début janvier 2026 ( Réunion la 1ère ).
Vigies requins, BSAN : qu'est-ce que c'est exactement ?+
Les Vigies Requins Renforcées ( VRR ), portées par la Ligue réunionnaise de surf, ont surveillé les zones de surf avec des apnéistes et surfeurs formés à la détection, appuyés par des caméras sous-marines et aériennes et des bateaux. C'est ce dispositif qui a permis le retour progressif des écoles de surf. Depuis le 30 avril 2025, l'État a confié la mission à la Brigade de sécurité des activités nautiques ( BSAN ) de l'association Ressac, jugée « plus fiable et moins chère » selon Réunion la 1ère : maîtres-nageurs, plongeurs et sentinelles formés au risque requin, en lien avec le CROSS, les postes de secours et les mairies, sur des créneaux fixés chaque jour.
Quel est l'avenir du surf à La Réunion ?+
Les compétitions reviennent à petits pas : le Saint-Leu Surf Challenge a signé sa 4e édition les 5 et 6 septembre 2026, et son organisateur espère le transformer en compétition internationale d'ici 2028 ( Réunion la 1ère ). Côté pratique quotidienne, la filière reste inquiète : en mars 2026, le syndicat SYPRAL pointait la fermeture de la ZonEx de Trois-Bassins et l'absence d'école de surf à Saint-Paul depuis la fin des Vigies Requins Renforcées. Les questions ouvertes restent l'extension des zones surveillées, la pérennisation des dispositifs de sécurité et la gestion du débat public autour de la pêche ciblée.
Faut-il un encadrement pour surfer à La Réunion ?+
Oui dans les zones réglementées : l'accès aux spots surveillés implique soit la présence d'un club ou d'une école certifiée par la fédération, soit le respect des consignes et de la jauge fixées sur place. Les débutants doivent passer par une école pour bénéficier de l'encadrement obligatoire. Les autonomes confirmés doivent connaître le règlement et respecter les horaires d'ouverture des zones surveillées. Vérifier auprès de la LRS et du CSR avant chaque session.
Les écoles de surf reprennent-elles leurs activités ?+
Oui, progressivement depuis 2018-2020. Plusieurs écoles ont rouvert sur les zones surveillées, en particulier à l'Étang-Salé et à Saint-Leu ( en revanche, plus aucune à Saint-Paul depuis 2025 selon le SYPRAL ). Les formats incluent stages initiation ( 40-90 € la séance ), perfectionnement, formations pour enfants. C'est l'École de Surf de la Réunion qui opère le plus régulièrement à Saint-Leu, fiche détaillée sur notre page cours de surf à La Réunion. Vérifier l'agrément FFS ( Fédération Française de Surf ) de chaque école et sa présence sur les créneaux surveillés. Les écoles communiquent en temps réel sur les fenêtres d'ouverture des zones.
Quelle est la différence entre filet anti-requin et brigade de surveillance ?+
Le filet anti-requin est un dispositif statique qui délimite une zone de baignade protégée par un filet ancré aux fonds marins ( Boucan Canot, Roches Noires ). Il sécurise la baignade sans permettre le surf qui se pratique au-delà. La brigade de surveillance ( BSAN depuis 2025, Vigies Requins Renforcées avant ) est un dispositif mobile et humain qui surveille en temps réel une zone d'eau ouverte, autorisant la pratique du surf, bodyboard et longboard pendant des créneaux définis. Les deux dispositifs sont complémentaires.
Le programme de pêche ciblée fonctionne-t-il ?+
Le programme conduit par le CSR depuis 2014 fait l'objet d'évaluations scientifiques régulières. Aucune attaque n'a été recensée depuis le 9 mai 2019 ( Wikipédia ), et 126 requins ont été capturés en 2025 ( Réunion la 1ère ). La part de cette baisse imputable à la pêche ciblée, aux dispositifs Vigies ou aux arrêtés d'interdiction reste débattue entre acteurs, et les modalités du programme suscitent des débats vifs ( méthode, éthique, impact écologique sur les espèces ciblées et non-cibles ). L'évaluation de la pertinence du dispositif appartient au débat public local.
Y a-t-il encore des plages où nager sans contrainte ?+
Oui, les zones de lagon corallien restent ouvertes à la baignade libre sans contrainte particulière. Les plages de l'Hermitage, La Saline-les-Bains, Trou d'Eau, Saint-Pierre et certaines portions de Saint-Leu offrent un lagon protégé par la barrière de corail, où le risque requin est très réduit par la faible profondeur ( pas nul pour autant : en février 2026, un requin juvénile observé dans le bassin de Manapany y a fait suspendre la baignade ). C'est la principale zone de baignade libre de l'île. Les plages avec filet ( Boucan Canot, Roches Noires ) complètent cette offre.
La crise requin a-t-elle eu un impact sur le tourisme ?+
Oui, indirect et difficile à isoler des autres facteurs. La fréquentation des plages emblématiques de l'ouest a connu une baisse marquée à partir de 2013-2015, en parallèle de la communication autour des restrictions de baignade. Le tourisme s'est progressivement réorienté vers les Hauts ( randonnée, cirques, Piton de la Fournaise ) et le tourisme nature. Avec la mise en place des dispositifs de sécurité et la communication renouvelée de l'IRT, la fréquentation a repris à la hausse depuis 2020, dépassant les niveaux pré-pandémie en 2023.