Sans la barrière, pas de lagon. Ce sont les coraux qui, en grandissant sur des dizaines de milliers d'années, ont construit un mur calcaire en bordure de la côte ouest. Ce mur casse la houle océanique avant qu'elle n'atteigne la plage et crée derrière lui une lame d'eau turquoise, peu profonde et calme : le lagon. C'est cette architecture qui fait que les enfants se baignent à l'Ermitage pendant que la mer ouverte cogne sur le récif à 200 mètres devant.
La barrière s'étend uniquement sur la côte ouest et sud-ouest, du Cap La Houssaye à la Roche des Oiseaux. Au-delà, ni au nord, ni à l'est, ni au sud, le récif ne s'est installé : conditions de houle, de température et de turbidité incompatibles. C'est un écosystème à la fois discret (vingt kilomètres seulement, là où la Grande Barrière australienne en fait deux mille trois cents) et irremplaçable pour l'île.
Référence officielle pour aller plus loin : La Réserve Naturelle Marine de La Réunion.