Quand le train Réunion Express sera-t-il opérationnel ?+
Mise en service prévue en 2035, après 5 ans de travaux ( 2030-2035 ) et une enquête publique de 2 ans en amont. La feuille de route officielle a été signée par toutes les intercommunalités, la Région et l'État le 29 août 2025. Tout retard dans l'enquête publique ou les études techniques pourrait décaler la mise en service vers 2036-2037.
Quelle est la longueur totale du futur réseau ?+
140 kilomètres au total, reliant Saint-Benoît au nord-est à Saint-Joseph au sud, en passant par Saint-Denis, La Possession, Le Port, Saint-Paul, L'Étang-Salé et Saint-Pierre. Le réseau dessert l'ensemble du littoral nord et ouest, plus une portion sud, sans desservir les Hauts ni les cirques de Cilaos, Mafate et Salazie.
Combien coûte le projet et qui paie ?+
L'investissement total est estimé à 3 milliards d'euros. Le plan de financement n'est pas encore définitivement arrêté, mais les sources attendues sont l'État ( contractualisation pluriannuelle ), la Région Réunion ( fonds propres et emprunts ), l'Union européenne ( fonds FEDER pour les régions ultrapériphériques ) et éventuellement un partenariat public-privé sur l'exploitation. Détail à finaliser à l'issue de l'enquête publique.
Quelle fréquence de passage est prévue ?+
1 passage toutes les 15 minutes sur les sections les plus denses, avec une vitesse maximale de 110 km/h. Cette fréquence permettrait des trajets sans contrainte d'horaire pour les usagers quotidiens, sur le modèle des RER d'Île-de-France. Les sections moins fréquentées ( extrémités est et sud ) pourraient avoir une fréquence un peu moindre, à arbitrer dans le détail des études d'exploitation.
Le train va-t-il remplacer la voiture à La Réunion ?+
Non, le train n'a pas vocation à remplacer la voiture mais à offrir une alternative crédible sur les axes principaux. Pour les déplacements vers les Hauts ( Cilaos, Mafate, Salazie, Maïdo, Volcan ), les sentiers de randonnée, les plages éloignées des gares, la voiture restera indispensable. Le train viserait à capter 15-25 % des déplacements littoraux quotidiens d'ici 2040, selon les estimations préliminaires.
Les Réunionnais sont-ils favorables au projet ?+
Oui, à grande majorité. Les forums de mobilité organisés en 2023 par la Région ont fait apparaître que 3 Réunionnais sur 4 sont favorables au principe d'un train Express. Les oppositions résiduelles concernent principalement le tracé ( risques d'expropriation, impact paysager ) et le coût ( 3 milliards d'euros à mettre en regard d'autres priorités sociales et économiques ).
Le tracé exact est-il connu ?+
Pas encore. Deux options principales sont à l'étude : un tracé littoral le long des RN1 et RN2, plus court et plus visible mais avec des impacts d'expropriation, ou un tracé semi-enterré sous les Hauts, plus respectueux du foncier urbain mais plus cher techniquement. L'enquête publique de 2 ans, qui débute à l'automne 2025, permettra aux populations concernées de s'exprimer et au tracé d'être ajusté.
Le train desservira-t-il l'aéroport Roland Garros ?+
Oui, une gare aéroport est prévue à Sainte-Marie sur la phase 1, ce qui permettrait aux voyageurs internationaux de rejoindre directement Saint-Denis ( 10 minutes ), Saint-Paul ( 35 minutes ) ou Saint-Pierre ( 1 h 30 ) sans location de voiture. Pour les destinations touristiques des Hauts ( Cilaos, Salazie, Maïdo, Volcan ), la voiture reste néanmoins indispensable depuis l'aéroport.
Quel impact environnemental ?+
Positif global, à condition que le mix énergétique de la production électrique soit décarboné. La Réunion vise une production 100 % renouvelable en 2030, ce qui rendrait le train Express très peu carboné. Côté impact direct : emprise foncière modérée par rapport à un élargissement routier équivalent, traversée potentielle de zones naturelles sensibles à minimiser dans l'enquête publique. Le bilan carbone global reste largement favorable face à la voiture thermique.
Y a-t-il eu un train à La Réunion par le passé ?+
Oui, La Réunion a disposé d'un réseau ferroviaire de 1882 à 1976, le Chemin de fer de La Réunion ( CFR ), qui reliait Saint-Pierre à Saint-Benoît via Saint-Denis sur environ 130 kilomètres. Démantelé dans les années 1970 au profit du tout-routier, le CFR laisse des traces patrimoniales visibles ( pont du Bras de la Plaine, tunnels côtiers de la pointe au Sel à Saint-Denis ). Le nouveau projet n'emprunte pas le tracé historique.
Le projet va-t-il créer des emplois ?+
Oui, à plusieurs étapes. Phase études et travaux ( 2027-2035 ) : plusieurs milliers d'emplois directs et indirects ( BTP, génie civil, ingénierie, signalétique, électrification ). Phase exploitation ( à partir de 2035 ) : conducteurs, contrôleurs, équipes de maintenance, agents de gare et de sûreté, soit plusieurs centaines d'emplois pérennes. Le chiffre exact reste à préciser dans les études d'impact socio-économique.
Faut-il déjà se passer de voiture sur l'île ?+
Non, la voiture reste à ce jour indispensable pour les déplacements à La Réunion, en particulier vers les Hauts, les cirques, les sentiers de randonnée et les plages éloignées des centres urbains. L'horizon 2035 reste lointain et le projet n'effacera pas la dépendance à la route. Les voyageurs préparant un séjour court ( 1-2 semaines ) doivent prévoir une location de voiture pour leurs déplacements.